Soutenances 2026

Les soutenances en 2026

Soutenances de thèses ou HDR réalisées en 2026

Avril 2026

  • Le 08 avril à 14h dans l'amphithéâtre Philippe Séguin à l'ENSTIB, Marie-Christine Trouy-Jacquemet soutiendra son HDR portant sur les travaux :
    Approches multiples et interconnectées de l’anatomie du bois, tissu végétal multifonctionnel dans l’arbre et matériau d’ingénierie d’avenir"

Résumé :

L’étude de l’anatomie du bois, autrement dit de sa structure cellulaire, est essentielle à la fois à la compréhension de la physiologie de l’arbre, notamment dans un contexte de changements climatiques, et à celle des propriétés du bois en tant que matériau d’ingénierie. J’ai voulu montrer la diversité des approches et l’étendue des applications de cette discipline dans laquelle mon travail s’inscrit. Je me suis positionnée dès le début de ma carrière sur des thématiques singulières, l’étude du bois patrimonial et l’anatomie systématique des bois, qui peut être considérée comme une discipline rare. En actualisant et en enrichissant les données sur les bois des forêts françaises, j’espère participer à la sauvegarde de cette discipline tout en proposant des outils opérationnels d’identification multi-échelle, et des ressources pédagogiques et documentaires largement diffusées. Je poursuis l’étude systématique et exhaustive de certaines caractéristiques à l’échelle pariétale, en raison de leur importance physiologique et de leur utilité pour l’expertise micrographique des bois. Par la suite, je souhaiterais me consacrer à l’étude de l’anatomie des écorces, encore peu étudiées et dont la valorisation industrielle est une préoccupation majeure de la filière forêt-bois.

Composition du jury :

Rapporteurs
Dr. Bruno CLAIR, Directeur de recherche CNRS, UMR LMGC (Laboratoire de Mécanique et Génie Civil), Montpellier
Pr. Margareta TENGBERG, UMR AASPE (Archéozoologie, Archéobotanique : Sociétés, Pratiques et Environnement), Museum National d'Histoire Naturelle, Paris
Dr. Isabelle THERY-PARISOT, Directrice de recherche CNRS, UMR CEPAM (Cultures et Environnements : Préhistoire, Antiquité, Moyen-Age), Nice.

Examinateurs
Dr. Meriem FOURNIER, Directrice de l’UMR Silva, Nancy.
Pr. Yann ROGAUME, Directeur du LERMAB (Laboratoire d’Études et de Recherche sur le Matériau Bois), Epinal.

Mars 2026

  • le 18 mars 2026 à 14h dans l’Amphithéâtre Bienvenüe – Bâtiment Bienvenüe, 12 boulevard Copernic, 77420 Champs-sur-Marne, Luoyi Yan soutiendra ses travaux de thèse portant sur :
    Transport multiphasique de l’eau dans le bois et les réseaux fibreux : investigation expérimentale et modélisation

Résumé:

Les interactions entre l’eau et le bois jouent un rôle fondamental à la fois dans la vie des plantes et lors de l’utilisation des matériaux à base de bois. Cependant, en raison de la structure hiérarchique naturelle du bois, ces interactions mettent a priori en jeu des processus multiphasiques et multi-échelles complexes. En outre, le bois peut absorber une fraction significative d’eau sous forme d’eau liée, qui prend la forme d’inclusions nanométriques entre les microfibrilles de cellulose à l’intérieur même des parois cellulaires solides. Les approches standard pour étudier l’imbibition par de l’eau liquide ou la perméation de vapeur dans le bois négligent généralement le rôle de cette eau liée. Cette thèse s’appuie sur la relaxométrie RMN, qui permet de distinguer les différentes phases de l’eau et leurs échanges éventuels au cours du temps, fournissant ainsi des informations clé pour comprendre ces interactions.

Nos résultats montrent d’abord que l’eau liée peut diffuser rapidement tout en restant à l’intérieur de la phase solide du bois. Ainsi, en remplissant les pores du bois avec de l’huile, les coefficients de diffusion intrinsèques ont été déterminés, en fonction de la température, pour différentes essences de bois et différentes directions. Nous montrons ensuite que le transport de l’eau liée joue un rôle majeur dans l’interaction entre l’eau et le bois. En particulier, contrairement à l’idée communément admise, l’imbibition de l’eau liquide dans le bois n’est pas principalement liée à des effets capillaires ; au contraire, les pores se remplissent successivement et par tailles croissantes, uniquement lorsque l’eau liée a suffisamment diffusé dans la phase solide. Enfin, connaissant la diffusivité de l’eau liée dans la phase solide, il est possible de prédire théoriquement la perméabilité à la vapeur du système en prenant en compte sa structure poreuse, sans aucun paramètre de calage. Ce modèle, qui s’avère en très bon accord avec nos données expérimentales pour plusieurs types de bois dans les différentes directions, montre que la perméabilité à la vapeur résulte du couplage entre diffusion d’eau liée dans la phase solide et diffusion de vapeur dans les inclusions.

Composition du jury :
M. Emil Engelund THYBRING University of Copenhagen Rapporteur
M. Lydéric BOCQUET ENS Paris Examinateur
M. Benjamin DOLLET LIPhy, Grenoble Rapporteur
M. Hervé COCHARD INRAE Clermont-Ferrand Examinateur
Mme Rahima SIDIBOULENOUAR Laboratoire Navier Examinatrice
Mme Elisa JULIEN Saint-Gobain Research Paris Examinatrice
M. Steven JANSEN Institute of Botany, Ulm University Invité
M. Laurent BROCHARD Laboratoire Navier Co-directeur de thèse
M. Philippe COUSSOT Laboratoire Navier Directeur de thèse