Projet MIND : Détection non destructive de la mérule dans les bâtiments

Projet MIND : Détection non destructive de la mérule dans les bâtiments

Une thèse innovante au cœur de la préservation du patrimoine bâti

L’Université de Caen Normandie, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) recrutent un·e doctorant·e pour une thèse de trois ans (01/10/2026 – 30/09/2029) consacrée à un enjeu majeur : développer des méthodes non destructives pour détecter la mérule pleureuse (Serpula lacrymans) dans les bâtiments.

Ce champignon lignivore, particulièrement présent en Normandie, provoque des dégradations structurelles parfois invisibles. Aujourd’hui, les diagnostics nécessitent souvent des ouvertures destructives dans les murs ou planchers. Le projet MIND – Mérule : Évaluation In-situ Non-Destructive vise à révolutionner ces pratiques.

Objectifs du projet

Le doctorant travaillera sur la mise au point de technologies inspirées de l’agroalimentaire et du biomédical — spectroscopie Raman, infrarouge, ultrasons — pour :

  • Localiser la mérule sans dégrader les matériaux.
  • Déterminer si le champignon est actif, mort ou en latence.
  • Construire des bases de données spectrales et acoustiques.
  • Développer des modèles de classification pour interpréter les signaux.
  • Tester les méthodes en conditions réelles sur bâtiments infestés ou traités.

Ce travail contribuera à un diagnostic plus fiable, économique et respectueux du patrimoine.

Organisation scientifique

Le projet s’articule autour de trois axes :

  • Axe 1 : Caractérisation multi-échelle — collecte d’échantillons, analyses microbiologiques et physico‑chimiques, identification de biomarqueurs.
  • Axe 2 : Développement des méthodes de détection — tests sur parois reconstituées, acquisition de données, modélisation.
  • Axe 3 : Validation sur sites réels — essais sur bâtiments, comparaison avec diagnostics destructifs, cahier des charges final.

Profil recherché

Le poste s’adresse à un·e candidat·e titulaire d’un Master 2 en :

  • matériaux,
  • physico‑chimie,
  • microbiologie,
  • ou formation équivalente (école d’ingénieur).

Compétences attendues :

  • Intérêt marqué pour l’interface matériaux / bâtiment / mycologie / spectroscopie.
  • Rigueur scientifique et autonomie.
  • Capacité à travailler en réseau avec plusieurs partenaires.
  • Maîtrise du français et de l’anglais.
  • Mobilité pour les essais sur sites (axe 3).

Candidature

Dossier à fournir :

  • Lettre de motivation
  • CV
  • Relevés de notes (M1, M2…)
  • Références académiques ou professionnelles

Contacts scientifiques : David Garon, Antoine Gery, Philippe Bazin (UNICAEN) Stéphane Moularat, Anton Rukshala (CSTB) Faisl Bousta (LRMH)