Thèse Diagnostic hybride du bois pour la réhabilitation et le réemploi

Thèse Diagnostic hybride du bois pour la réhabilitation et le réemploi

Acquisition et exploitation de SIGnatures multi-physiques pour le DIAGnostic des MAtériaux avant réhabilitation ou pour le réemploi

Développement d’une approche innovante pour caractériser les propriétés mécaniques et hygrothermiques du bâti ancien

La réhabilitation du bâti ancien constitue un enjeu majeur de la transition énergétique. Les bâtiments concernés présentent souvent des parois et structures porteuses dont les propriétés mécaniques et hygrothermiques sont mal connues ou ont évolué au fil du temps. Comme le souligne l’offre : « les approches actuelles de diagnostic reposent essentiellement sur des observations visuelles […] engendrant des marges d’incertitude élevées » . Ces incertitudes peuvent conduire à l’abandon de projets de rénovation ou freiner le réemploi des éléments bois issus de la déconstruction.

Dans ce contexte, cette thèse propose de développer une méthode de diagnostic hybride, combinant observation visuelle, mesures instantanées et suivi temporel du comportement du matériau. L’objectif est d’améliorer significativement la fiabilité des diagnostics, tant pour la réhabilitation que pour le réemploi en circuit court.

Objectifs scientifiques

La thèse vise à estimer les propriétés mécaniques et hygrothermiques effectives des éléments bois, en exploitant des données variées analysées par méthodes inverses. L’offre précise : « L’exploitation de ces données par analyse inverse permettra d’estimer les propriétés mécaniques et hygrothermiques effectives de chaque élément » .

Les résultats attendus permettront :
-de fiabiliser les diagnostics avant réhabilitation ou déconstruction,
-de réduire les incertitudes liées aux propriétés réelles des matériaux,
-d’ouvrir la voie à un réemploi local avec un reconditionnement minimal,
-de quantifier les gains environnementaux associés à ces pratiques.

Approche méthodologique

Le travail de thèse s’appuie sur plusieurs volets complémentaires :

  • État de l’art des techniques de mesure in situ, pour les propriétés hygrothermiques et mécaniques des parois et éléments de structure.
  • Acquisition de données :
    -exploitation de jeux de données existants sur le comportement hygrothermique de parois en climat contrôlé ou réel,
    -diagnostics in situ sur des éléments bois de structure.
  • Analyse inverse pour identifier les propriétés effectives en minimisant l’écart entre mesures et simulations numériques.
  • Validation expérimentale après dépose des éléments.
  • Analyse environnementale comparative, évaluant les bénéfices du réemploi et des choix de réhabilitation.

Profil recherché

Le/la candidat·e devra être titulaire d’un Bac+5 (école d’ingénieur ou master recherche) dans les domaines :
-bois et construction (ENSTIB, ESB, ENSAM parcours bois…), génie civil, physique du bâtiment, mécanique des matériaux.

Compétences attendues :
-transferts hygrothermiques et mécanique des matériaux (idéalement appliqués au bois),
-modélisation numérique,
-traitement de données (Python ou équivalent),
-bases en analyse du cycle de vie (ACV).

Une expérience en mesure expérimentale ou en recherche constitue un atout. Le sujet étant transversal, curiosité, autonomie et qualités relationnelles sont essentielles. Une bonne maîtrise de l’anglais est requise pour la lecture scientifique et la valorisation des résultats.

Date limite de candidature 13 juin 2026

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